Voici quelques exemples des métiers auxquels prépare ce programme de formation:

Responsable d'exploitation agricole

Agriculteur, Agricultrice; Chef d’exploitation agricole – Cette appellation correspond à celle du  « patron » d’entreprise; responsable de l’ensemble de l’exploitation; des investissements, du choix des cultures, de l’achat du matériel, des semences, des engrais, du fourrage ; il est directement en relation avec la coopérative, les industriels (ou le vétérinaire s’il s’agit d’un éleveur)…. C’est encore  lui le gestionnaire et l’interlocuteur du banquier pour les emprunts. Il embauche en fonction de la taille de son exploitation des techniciens pour assurer les travaux dans les bâtiments de la ferme ou dans les champs. Il prend conseil auprès des conseillers techniques agricoles spécialisés (céréales/ élevage/production laitière)  Bien souvent, son épouse est à ses côtés directement en charge de telle ou telle activité. Patron dont les résultats dépendent « du temps  qu’il fait » ou d’une évolution de la PAC (Politique Agricole Commune)  des facteurs sur lesquels il est impuissant individuellement. C’est la raison pour laquelle, il a su rapidement se rapprocher des autres exploitants pour parvenir (au sein de structures collectives coopératives, syndicats, chambres d’agriculture) à mieux défendre son activité.
Ce qui précède permet de comprendre qu’une solide formation est aujourd’hui requise pour exercer ce métier et le diplôme qui s’impose est celui du BAC Pro Conduite et Gestion d’une Exploitation Agricole (CGEA)  Il est cependant admis que ce métier est accessible avec un CAP ou BEP en production agricole (voir par exemple la fiche ROME de Pôle Emploi pour Exploitant agricole ( A1416) Cette même fiche précise cependant qu’il existe un Brevet de Responsable d’Exploitation Agricole (BPREA) permettant aux jeunes agriculteurs d’accéder plus facilement aux prêts bonifiés lors de leur installation. Pour l’avenir, celles et ceux qui possèdent un BTSA (Brevet de Technicien Supérieur Agricole, par exemple, en Analyse et Conduite des systèmes d’exploitation, Productions animales ou en Agronomie Productions végétales Orientation Agriculture Biologique et qui deviennent Responsable d’exploitation agricole possèdent beaucoup d’atouts pour réussir dans ce métier particulièrement exigeant. C’est la raison pour laquelle, nombreux sont ceux qui encouragent les jeunes gens à poursuivre, s’ils le peuvent, leur formation professionnelle au maximum.

Technicien agricole, Technicienne agricole

Présentation du profil en cours de préparation

Agriculteur Céréalier

Agriculteur céréalier
A la tête d’une exploitation agricole dont la dominante est céréalière, pour réussir, cet agriculteur - comme pour les autres spécialisations (élevage/ lait ou viande ; légumes ; vigne…) - possède une solide formation initiale de base acquise au sein d’un lycée agricole, d’un Institut ou d’une école. (Bac Pro ou BTSA en poche)
Au-delà, Ce professionnel est devenu un véritable chef d’entreprise travaillant en réseau avec les coopératives ou/et les autres structures professionnelles (chambre d’agriculture, agences techniques de conseil, fournisseurs…etc.)
Il saura choisir ses semences, alterner ses cultures, préparer son matériel, suivre avec attention les parcelles ensemencées afin de mieux prévoir les maladies, les attaques de parasites et autres risques susceptibles d’anéantir sa récolte. Informé et vigilant pour la météo, il saura lancer la moisson dans le meilleur créneau pour réussir le stockage des grains dans les meilleures conditions. Ce spécialiste aujourd’hui est informé des normes, lois et règlements qui s’imposent pour les céréales afin d’orienter ses productions dans le sens d’une culture respectueuse de l’environnement et d’une production qui réponde au mieux des attentes des consommateurs.

Agriculteur biologique, Agricultrice biologique

Selon l’agence BIO  en  2017, en France, l’agriculture biologique comptait 36 664 producteurs soit +13% par rapport à l’année précédente ! Avec, en aval, 17276 opérateurs (transformateurs, distributeurs et importateurs), soit +16 % par rapport à fin 2016. Nous sommes en face d’une évolution profonde et rapide qui s’impose progressivement après des décennies de productions agricoles intensives accompagnées de produits chimiques de synthèse. Une tendance forte, véritable révolution silencieuse qui progressivement et rapidement place l’agriculture biologique et la chaîne d’activités qui en découle parmi les transformations majeures de notre vie au quotidien. 

Quelles sont les lignes de force de cette activité ?  

En parallèle, le profil de l’agriculteur biologique ne se confond pas avec celui d’un agriculteur n’ayant aucune contrainte vis-à-vis d’une certification [AB] qu’il s’agisse d’un éleveur de porc, de veaux ou de volailles, d’un agriculteur cultivant du maïs ou du blé ou d’un éleveur producteur de lait. 

Nous sommes en présence d’un agriculteur Certifié Bio au terme d’un processus de préparation axé sur le respect du cahier des charges du label [AB] et d’un contrôle effectué par les organismes de certification qui sont agréés par les pouvoirs publics. Il sait cultiver des produits agricoles, produire du lait, élever des animaux sans utiliser aucun agent ni colorant de la chimie de synthèse (engrais, pesticides) et sans que le sol ou les produits n’aient été irradiés.

Son action vise aussi au respect de la santé animale pour celles et ceux qui gèrent des exploitations dédiées à l’élevage. Il est l’un des acteurs « clé » de la protection de la biodiversité et privilégie la recherche d’un développement durable sachant qu’il place la qualité de ses produits au premier rang de ses priorités. 

D’un autre côté, ce n’est pas un exploitant isolé, il travaille le plus souvent au sein de groupements d’agriculteurs biologiques, producteurs, éleveurs bénéficiant d’aides et de conseils, mutualisant des moyens de production, notamment en partageant du personnel  lorsque c’est possible.

Au total, sous cet angle, il ou elle aura capitalisé toutes les connaissances relatives à l’agriculture bio au cours de modules de formation continue ou quelque fois à l’issue d’une formation qu’il aura suivie dans le cadre d’un enseignement à distance. 

Quels diplômes pour exercer cette activité  ?

Ce qui précède ne doit pas minimiser les connaissances acquises au cours de sa formation première ni les diplômes dont il doit être titulaire comme le Brevet Professionnel de Responsable d’exploitation Agricole, le BTSA Analyse et conduite des systèmes d’exploitation, ni la licence professionnelle Agriculture Biologique Conseil et Développement ou le diplôme d’ingénieur lorsqu’il a accompli un parcours complet comme étudiant.  

Ces connaissances constituant le socle à partir duquel viennent se greffer les connaissances et savoir de l'agriculture bio. Une voie d’avenir qui peut au XXI ième  siècle permettre à de jeunes agriculteurs de s’exprimer dans le respect des moyens naturels dont nous disposons et dans l’objectif d’une alimentation saine protectrice de la santé humaine.

En parcourant les lignes qui précèdent l’on se rend bien compte que ce professionnel de haut niveau peut légitimement penser qu’il est pleinement engagé pour réussir sa vie.   

 

Sites utiles INRA  Agence Bio  

Eleveur, Eleveuse

Agriculteur / Agricultrice 

Avant de présenter les personnes qui exercent cette activité, il est intéressant de se remémorer - avec quelques chiffres sur le cheptel et sur les exploitations – la place prise par ce secteur d’activité au sein de l’agriculture du pays. Ceci nous permettra de mieux mesurer l’importance du rôle de ces professionnels éleveurs et chefs d’exploitation.   

Plusieurs filières composent les activités d’élevage. On peut citer les filières bovines, puis, les filières porcine, ovine, caprine, chevaline et avicole pour citer l’essentiel du secteur qui nous intéresse. 

Pour les premières filières (vaches allaitantes, vaches laitières, élevages pour la viande) en 2017, le cheptel  s’élevait à  18,5 millions de bêtes. (source Agreste - Ministère de l'agriculture) Selon les informations publiées 33000 exploitations seraient spécialisées dans l’élevage de bovins pour la viande (chambres d’agriculture - 2015) Pour l’élevage de vaches laitières, on a relevé le chiffre de 63 600 exploitations en 2015 (site produits-laitiers.com) et un chiffre voisin d’exploitation spécialisées dans les vaches allaitantes. 

Même si au final ces chiffres ne s’additionnent pas sans une analyse plus fine, les filières « bovines » constituent au total largement plus d’une centaine de milliers d’élevages et donc un nombre d'éleveurs du même ordre, des professionnels qui sont aussi des responsables d’exploitation. 

Pour ce qui concerne la filière porcine, selon le site internet leporc.com, il est précisé que le pays compte 14000 élevages qui produisent près de 24 millions de porcs charcutiers. 

De son côté la filière ovine compte 5,42 millions d’adultes (brebis) et près de 70 000 élevages. 

Pour la filière chevaline, en 2017 le pays compte selon l’IFCE Institut français du cheval et de l'équitation (https://www.ifce.fr) un million d’équidés. Pour ce qui concerne les élevages, l’IFCE en comptabilise une trentaine de milliers. 

La filière caprine compte un million de têtes avec seulement 6000 éleveurs professionnels. (producteurs de lait de chèvres et de fromages)  

Enfin la filière avicole (poulet, dinde, pintade, canard à rôtir, caille, pigeon) Sur le site la volaille-francaise.fr 14000 professionnels sont dénombrés comme éleveurs; 

Ainsi on constate après ce tour d’horizon que cette profession d’éleveur rassemble des profils spécialisés au niveau de la filière au sein de laquelle ils travaillent. Du point de vue effectif, si l’on additionne celles et ceux qui exercent ce métier - quelle que soit la filière-  ce sont  plus de 200 000 professionnels qui peuvent se prévaloir de cette spécialisation professionnelle d’éleveur. 

C'est tout de même un effectif qui mérite que l'on expose l'ensemble de ce qui peut les rapprocher afin de de mieux percevoir en quoi consiste cette activité d'éleveur. 

C'est ainsi que en fonction de la filière, si les éleveurs sont face à des enjeux différents; ils sont tous  «  au service du développement de l’animal » prenant en compte la recherche du bien être animal; soucieux d’éviter les épizooties à l’origine de drames absolus –abattage de troupeaux …  ; Ils sont tous à la recherche de la qualité et, pour une partie d’entre eux, ils adhèrent aux règles définies pour une production agricole labellisée Agriculture Biologique

Au-delà, certains restent tributaires des conditions météorologiques (pour le fourrage par exemple)  Tous sont tributaires des aléas du commerce extérieur et des relations internationales. Confrontés à la grande distribution, au libéralisme qui s’est imposé à l’échelle de la planète ils sont des acteurs qui subissent les fluctuations des cours des marchés mettant à mal les conditions exploitation de leurs élevages (incapacité de remboursement des prêts pour les investissements en bâtiment, en matériel, dans l'impossibilité de s'attribuer des salaires rémunérant le travail fourni) 

Si l’on ajoute une mobilisation permanente tout au long de l’année, parfois nuit et jour, on comprend en fait que ces professionnels doivent être « costauds » sur tous les plans pour s’en sortir.  

Il n’en demeure pas moins que ces métiers restent selon les éleveurs eux-mêmes et leurs représentants  « Des métiers de passion et de responsabilité »  site la-viande.fr  « Eleveur, c’est un métier de passion » est-il proclamé sur l’un des sites d’information sur la filière porcine.  

Ainsi trouvent-ils au-delà de ce qui est relevé ci-dessus les ressources pour se « battre » et souvent pour progresser. 

C’est en fait leur sens de l'organisation au niveau de l’élevage, ce sont les connaissances qui sont les leurs vis-à-vis des soins quotidiens aux animaux, c'est la maîtrise des techniques de reproduction et d’élevage, de la sélection des produits destinés à l’alimentation animale, de leur solidarité au sein des groupements et structures qu’ils ont créer; autant de compétences qui leur permettent d'être reconnus comme des professionnels de haut niveau. 

Ils utilisent aussi les services d’assistance technique et de conseil qui se sont développées soit au sein du réseau des chambres d’agriculture, soit via leurs coopératives et groupements pour se maintenir au meilleur niveau. Enfin, les éleveurs sont aussi de véritables managers à la tête d'entreprises face à des marchés dominés par des géants.  

Quelles formations pour réussir dans ce secteur ?

Un BTSA option productions animales est le niveau recommandé pour exercer ce métier difficile avec – personne n’en doute – une obligation d’avoir une expérience terrain préalable et significative, au delà des stages obligatoires. Des connaissances solides en alimentation animale, une capacité d’analyse et de perception des premiers signes de maladie du troupeau, une grande rigueur pour ce qui relève de l’hygiène des bâtiments; Etre entraîné pour ce qui concerne l’estimation des animaux lors des achats et ventes. Capable en même temps d'avoir une organisation comptable et financière solide. Tels sont les éléments qui composent les bases du métier. 

Il est aussi possible de réussir avec seulement un CAP/BEP Agricole en productions animales, agriculture et élevage. Dans ce cas, on imagine combien il peut être nécessaire d’avoir évolué dès son plus jeune âge au sein d’une exploitation d’élevage. 

Par contre, le BP Responsable d’exploitation agricole est demandé lorsqu’un éleveur (en particulier un jeune agriculteur) sollicite un prêt auprès d’une banque ou d’un organisme de crédit; une façon de reconnaître le haut niveau de responsabilité qui accompagne cette activité professionnelle. 

Au-delà des enseignements agricoles définis pour les jeunes, il faut souligner « l’impérieuse nécessité » de suivre des sessions de formation professionnelle destinées à des éleveurs en charge d’une exploitation. Ce sont ces stages qui constituent des temps forts permettant aux participants d’être opérationnels sur tous les nouveaux aspects techniques qui voient le jour.  Il peut aussi  suivre des formations « constructeur» pour les équipements et les installations nouvellement en service et participer aux salons spécialisés qui lui donneront l'occasion de rencontrer des professionnels et de découvrir les bonnes pratiques à l'origine de gains de productivité. 

Au total, partageons nous cette passion?; un métier comme beaucoup de métiers de l’agriculture qui ne peut laisser indifférent. Il apparaît que, compte tenu de l’âge des éleveurs dans certaines filières, des opportunités d’installation peuvent exister pour des jeunes. La réussite peut aussi être au rendez-vous pour des reconversions en cours de carrière.

Enfin, en agriculture comme dans de nombreuses autres activités, le développement des technologies (automatisation, robotisation, recherches agronomiques, drones...etc ….) permet à une nouvelle génération d'éleveurs de s'imposer. Un métier d'avenir exigeant, compliqué sur le plan économique, mais passionnant en raison de cette relation singulière des éleveurs avec les animaux des troupeaux dont ils ont la responsabilité. 

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